La vraie question : à qui appartient votre vitrine ?
« J’ai déjà ma page Facebook, ça suffit non ? » C’est une question qu’on entend souvent, et elle est légitime : une page est gratuite, rapide à créer, et vos clients y sont déjà. Mais avant de trancher entre un site web et une page Facebook, il faut regarder une différence de fond : sur Facebook ou Instagram, vous ne possédez rien. La page est à Meta, pas à vous.
Concrètement, cela veut dire trois fragilités. D’abord la portée : une publication de page n’atteint plus qu’une petite fraction de vos abonnés sans publicité, de l’ordre de 1 à 3 % aujourd’hui. Vous avez 1 000 abonnés, votre annonce est vue par quelques dizaines de personnes. Ensuite, les règles changent quand la plateforme le décide, et l’algorithme choisit seul qui vous voit. Enfin, un compte peut être restreint ou suspendu du jour au lendemain, parfois par erreur, et votre présence en ligne disparaît avec lui.
Un site web, c’est l’inverse : il vous appartient. Votre adresse, vos horaires, vos tarifs, vos photos restent en ligne et accessibles, quoi qu’il arrive aux plateformes. Ce n’est pas une opinion, c’est une différence de nature. (Sur l’utilité même d’un site pour un commerce d’ici, voir notre article : un site web est-il utile en Martinique ?)
Ce que voit le client, sur l’un et sur l’autre
Mettez-vous à la place d’un client qui cherche votre restaurant un vendredi soir, ou un artisan pour des travaux. Sur une page Facebook, il tombe sur un fil de publications : la dernière peut dater, et l’info utile (êtes-vous ouvert ? à quel prix ?) est noyée entre deux photos. Il faut faire défiler, chercher, parfois envoyer un message et attendre une réponse.
Sur un site, l’information est là, structurée et immédiate :
- Vos horaires et votre adresse, à jour, sans avoir à appeler ;
- Votre menu, vos prestations, vos tarifs, clairement présentés ;
- Un bouton pour réserver, demander un devis, appeler ou écrire sur WhatsApp ;
- Vos photos qui montrent votre travail, sans dépendre de ce que l’algorithme décide d’afficher.
Il y a aussi la crédibilité. Une page seule peut faire « petit compte » ; un vrai site, avec un nom de domaine à vous, inspire confiance, surtout face à un concurrent qui en a un. Et pour la vente, la différence est encore plus nette : vendre depuis une page passe par des messages privés et des virements à la main, là où un site encaisse tout seul, 24 h/24.
Le touriste, lui, cherche sur Google, pas sur votre Facebook
C’est l’angle qu’on oublie le plus souvent en Martinique. La page Facebook touche surtout des gens qui vous connaissent déjà et qui vous suivent. Or une grande partie de votre clientèle potentielle ne vous connaît pas encore : les visiteurs.
L’île a accueilli plus d’un million de visiteurs en 2023, et près de 7 touristes de séjour sur 10 viennent de l’Hexagone. Ces personnes ne suivent aucune page martiniquaise. Elles préparent leur séjour depuis chez elles, parfois des semaines à l’avance, et elles le font sur Google et Google Maps : « restaurant créole Trois-Îlets », « location plongée Martinique », « gîte Sainte-Anne ». Une page Facebook ne remonte quasiment jamais sur ces recherches. Un site, oui.
Autrement dit : votre Facebook parle à ceux qui vous connaissent, votre site vous fait trouver par ceux qui ne vous connaissent pas encore. Pour capter le flux touristique, c’est le site qui travaille, pas la page.
Le vrai choix : site, réseaux et fiche Google, ensemble
Soyons honnêtes : ce n’est pas « site contre Facebook ». Les réseaux sociaux gardent une vraie utilité, et il ne s’agit pas de les abandonner.
- Les réseaux sociaux entretiennent le lien : nouveautés, coulisses, promotions du moment, échanges avec une communauté déjà fidèle.
- La fiche Google (Google Business Profile) est gratuite et indispensable : c’est elle qui vous place sur Google Maps, affiche vos horaires et recueille vos avis. À faire absolument, quoi qu’il arrive.
- Le site web est la base qui vous appartient : c’est là qu’atterrissent les gens qui vous trouvent sur Google ou qui cliquent depuis vos réseaux, et c’est lui qui rassure et convertit.
Le meilleur montage, c’est les trois qui travaillent ensemble : la fiche Google et les réseaux vous rendent visibles, le site reçoit le visiteur et transforme la visite en appel, en réservation ou en commande. La page Facebook est un bon complément ; elle ne remplace pas ce que seul un site vous garantit : une présence qui est à vous, trouvable sur Google, et qui ne disparaît pas si une plateforme change d’avis.
Chez Atoumo™, ce site vous appartient vraiment : un seul paiement, sans abonnement, et il reste le vôtre.
Ce guide est signé Atoumo™. Je crée des sites web sur-mesure pour les commerces et artisans de Martinique, en un seul paiement.
Voir les formules et les tarifsSources : INSEE (nouvel onglet), Hootsuite (nouvel onglet), We Are Social (nouvel onglet), Meta (nouvel onglet).